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MASSOGBE TOURE DIABATE

PDG de SITA

MASSOGBE TOURE DIABATE

Présidente Directrice Générale de SITA sa

1ere Vice-présidente de la Chambre du Commerce Canada-Côte d'Ivoire

 

LA FIGURE DE REFERENCE DE LA FILIERE ANACARDE EN COTE D’IVOIRE

DIRECTRICE GENERALE DU GROUPE SITA, ELLE FUT, EN 2018, MEILLEURE FEMME ENTREPRENEURE INDUSTRIELLE, PRIX NATIONAL D’EXCELLENCE 2018 DU MEILLEUR CHEF D’ENTREPRISE CATEGORIE FEMME.

Véritable prêtresse du macrocosme de l’entreprenariat ivoirien et africain, Massogbè Touré Diabaté a, depuis quarante-cinq (45) années de présence dans l’univers de l’anacarde, engrangé pas moins de onze (11) distinctions allant du Prix de la meilleure femme entrepreneure industrielle, Prix national d’excellence 2018 du meilleur chef d’entreprise catégorie femme.

Une femme de mérites

Les distinctions de Massogbè Touré Diabaté témoignent de son parcours d’excellence : Commandeur de l’Ordre du mérite, Commandeur de l’Ordre national, Officier du mérite national, Officier du mérite agricole, officier de l’Ordre du Mérite Agricole français, Chevalier de l’Ordre du mérite, entre autres.

Femme d’engagement et de leadership, elle siège dans neuf organisations patronales, occupant des fonctions de membre, directrice-pays, vice-présidente ou présidente nationale et régionale. De la CGECI à l’Adefica, en passant par l’AWEP-CI, la Chambre du Commerce Canada-Côte d'Ivoire, l’African Business Roundtable et la FEFA/Côte d’Ivoire, son influence s’étend également au Conseil économique, social, environnemental et culturel.

« Toute femme a quelque chose en elle. Il faut briser l’hésitation, prendre des risques et avancer »,

 

Point de départ

Cette success-story trouve son origine dans un voyage décisif au sud de l’Inde, à Chennai (ex-Madras), capitale du Tamil Nadu. C’est là que, presque par hasard, elle découvre l’anacarde et son immense potentiel. Fille d’un transporteur et d’une commerçante d’Odienné, elle comprend qu’elle vient de rencontrer une opportunité qui va changer le cours de sa vie.

À son retour à Abidjan, elle quitte son poste de commerciale à DHL pour renouer avec sa passion de toujours : l’agriculture. Visionnaire et déterminée, elle se lance alors dans la production de noix de cajou avec la création de la Société ivoirienne de traitement d’anacarde (SITA), première entreprise privée nationale du secteur à la fin des années 80.

Des années de travail, de persévérance et d’innovation plus tard, SITA s’impose comme un acteur majeur de la filière, avec plus de 200 hectares de plantations, une unité de transformation près d’Odienné et des exportations vers les États-Unis et les pays du Golfe. Son ambition : fédérer les talents de la filière pour faire de la Côte d’Ivoire le premier pôle africain de transformation de l’anacarde.

 

Voir toujours grand

Comme tous les bâtisseurs, elle voit toujours plus loin. Autour de Sita s’est construit un véritable groupe diversifié, présent dans l’agriculture, l’industrie, l’élevage, le tourisme, la microfinance, la communication et les infrastructures économiques. À la tête de plus de 800 employés, dont 80 % de femmes, elle incarne un modèle d’engagement féminin.

Féministe convaincue, inspirée par Winnie Mandela, elle nourrit une ambition claire : faire des femmes entrepreneures une force majeure du développement économique ivoirien. « Seule, c’est impossible, mais ensemble, nous allons y arriver », affirme-t-elle, déterminée à fédérer les opératrices économiques et à accompagner celles qui hésitent encore à se lancer dans l’entrepreneuriat.

« J’ai accompli la moitié de mes rêves, et le meilleur reste à venir. »

Soucieuse d’ouvrir la voie à ses « sœurs », elle invite les femmes ivoiriennes à oser entreprendre, à dépasser leurs peurs et à révéler leur potentiel. « Toute femme a quelque chose en elle. Il faut briser l’hésitation, prendre des risques et avancer », encourage-t-elle.

Au-delà de ses responsabilités, la Conseillère économique et sociale s’investit dans l’accompagnement des femmes, avec l’ambition de les aider à devenir des leaders économiques, capables de sortir des petits projets pour conquérir des secteurs à forte valeur ajoutée.

Et demeurer femme

Entrepreneure accomplie, épouse et mère de cinq enfants, Massogbè Touré Diabaté revendique un équilibre entre vie professionnelle et familiale. « Vous avez beau être une grande patronne, vous demeurez une femme au foyer », rappelle-t-elle.

Aux côtés de Gaoussou Touré, engagé dans le développement du Kabadougou à travers ses activités agro-industrielles, elle savoure un parcours riche et confie : « J’ai accompli la moitié de mes rêves, et le meilleur reste à venir. »