LAETITIA
GADEGBEKU-OUATTARA
Directrice-pays
& Vice-présidente Affaires publiques du groupe Endeavour Mining en Côte
d’Ivoire.
Vice-Présidente
de la Chambre des mines de Côte d’Ivoire
SEULE
FEMME DIRECTRICE-PAYS
D’UNE COMPAGNIE MINIERE EN
CÔTE D’IVOIRE
Bachelor of
Administration-Marketing, MBA international Business à l’université de Laval et
un autre à McGill University avec une certification en Responsabilité sociétale
de l’entreprise (RSE), elle est Directrice-pays et
Vice-présidente Affaires publiques du groupe Endeavour Mining en Côte d’Ivoire.
Elle fait mentir le dicton « tel père (ou mère), telle… fille
». Fille d’un professeur titulaire en médecine, chirurgien maxillo-faciale et
d’une mère infirmière diplômée d’Etat, qui a achevé sa carrière dans
l’administration hospitalière, elle a choisi sa propre voie. Bachelor of
Administration-Marketing à l’université des Trois-Rivières, Quebec, au Canada, MBA
international Business à l’université de Laval et un autre à McGill University
avec une certification en Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), munie
de tous ces diplômes, le chemin de l’emploi s’offre à elle comme une grande
promesse dans le monde de l’emploi.
Dans
le monde du travail
Elle y entre, d’abord, de plain-pied en tant que Business Development Director (ING
Canada, actuel Impact Insurance), le
plus grand groupe d’assurance canadien ; puis, carrière florissante déjà toute
tracée qui lui tendait les bras, de revenir au pays, pour apporter son
expertise, afin d’ajouter sa pierre à la construction de l’édifice Ivoire. Retour
acté en 2010, elle rejoint l’ambassade du Canada avec pour tâche de promouvoir les
investissements et les exportations canadiennes en Afrique de l’Ouest, notamment
en matière de mines, de pétrole, énergie, infrastructures, etc. « J’avais une belle carrière qui s’annonçait
au Canada. J’étais directrice développement des affaires... J’avais aussi cette
soif de sentir que je pouvais contribuer significativement au développement de
mon pays d’origine ».
Le fait de travailler pour le développement des relations
commerciales bilatérales entre le Canada et la Côte d’Ivoire, justifie-t-elle,
a été un bon tremplin et une bonne occasion, pour elle, de revenir au pays et
contribuer, à sa manière, au développement de la Côte d’Ivoire.
Comme
une pionnière
Après dix années de bons et loyaux services à l’ambassade du
Canada, elle rebondit à Endeavour Mining,
en tant que de Directrice-pays et Vice-présidente Affaires publiques, faisant
d’elle, à l’heure actuelle, la seule femme à occuper un tel poste dans une compagnie
minière en Côte d’Ivoire et la première femme Vice-Présidente du Groupement
professionnels des Miniers de Côte d’Ivoire (Chambre des Mines de Côte
d’Ivoire). Représentante d’Endeavour
Mining en Côte d’Ivoire, elle assure l’interface du groupe avec les
autorités gouvernementales et travailles-en étroite collaboration avec les
directeurs opérationnels de ses différents sites miniers. Son objectif ?
« Que les activités de l’entreprise
se déroulent dans un environnement pacifique, conforme aux lois et réglementations
nationales et s’intègrent bien dans le pays ».
Endeavour
mining est le plus gros producteur d’or
en Afrique de l’ouest et l’un des dix plus importants producteurs d’or au monde
et compte cinq mines d’exploitation dont une au Sénégal, deux au Burkina Faso,
deux En Côte d’Ivoire, à Ity, dans la région du Tonkpi et à Lafigué, près de Dabakala dans le Hambol, entrée
en production depuis 2024. Endeavour
mining, c’est aussi un solide portefeuille de permis d’exploration, en
particulier, sur la très riche ceinture de roches birimiennes au Burkina Faso,
en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Guinée. Ce géant développe, aussi, un nouveau projet minier, le projet de Assafo-Dibibango dans
la région de Tanda, en Côte d’Ivoire.
Au-delà
les chiffres …
En
termes de chiffres, la transnationale minière canado-anglaise, en Côte d’Ivoire,
compte 1 146
employés directs et 3 763 contractants, dont 91 % sont nationaux. En 2025, la compagnie a versé près de 200 milliards
FCFA à l’État, sous forme de taxes, redevances et dividendes. Les mines d’Ity et de Lafigué ont généré 323
milliards FCFA d’achats en Côte d’Ivoire, en s’appuyant sur un réseau de
fournisseurs majoritairement locaux. A
ces retombées s’ajouteront celles générées par la future mine de Assafo-Dibibango qui produiera près de 10 tonnes d’or par an sur 15 ans et qui contribuera significativement à
l’augmentation
de la production nationale d’or.
Au vu de l’exploitation à grande échelle et
par sens de la responsabilité,la compagnie a mis en place un plan
d’actions visant à protéger les habitants par un programme de développement
durable centré autour du tryptique : Environnement, Société et Gouvernance.
Une politique saluée à juste titre par Laetitia Gadegbeku-Ouattara au regard de
leur contribution au développement économique et social de ces régions, mais
surtout et avant tout, à la préservation et l’amélioration de leur
habitat ; de leur environnement. Pour ce faire, ils ont décidé de mettre
tout le monde à contribution en commençant par les jeunes, les étudiants qui
représentent le futur de la Côte d’Ivoire. « C’est avec beaucoup de fierté que nous avons signé un partenariat avec l’université
Lorougnon Guédé de Daloa pour développer une initiative en faveur de la biodiversité
et de l’éducation environnementale en Côte d’Ivoire ». En prévision, cette
collaboration prévoit l’aménagement de 40 hectares de l’arboretum cette année,
sur une superficie totale de 60 hectares. L’objectif de cet arboretum, qui sera
mixte, est multiple : « il
servira non seulement de site touristique et de loisir, mais également de cadre
pour des activités scientifiques et pédagogiques » déclare-t-elle.
…L’engagement
sociétal
Dans le cadre de son engagement sociétal, la compagnie minière a mobilisé
3,5 milliards FCFA à travers les Fonds miniers de développement local, pour
financer des projets définis avec les communautés elles-mêmes. Des programmes englobant une formation professionnelle à
l’attention de 150 jeunes à Lafigué, des cours d’alphabétisation pour les
adultes et la réalisation de « projets rizicoles ». Toujours dans la même
veine, Endeavour mining dans un souci
de demeurer au plus près des populations locales, a affecté 186,5 milliards de
FCFA à des achats locaux. Ce qui représente 63% de ses fournitures au total.
Elle coopère de façon étroite avec près de 400 fournisseurs ivoiriens locaux et
a rassemblé plus de 100 femmes entrepreneures de la sous-région dans le but
d’intensifier la problématique du genre dans sa politique de contenu local. En
2023, ce sont 1206 nouveaux emplois qui ont été créés au niveau de la Côte
d’Ivoire dont 86% de nationaux parmi lesquels 16% de femmes pour 217 stages.
Laeticia a
initié la création de l’association Women in mining Côte d’Ivoire dont elle est
aujourd’hui la Présidente d’honneur. Cette association a pour objectif de promouvoir les talents féminins dans un
secteur minier qui compte moins de 10% de femmes. , Elle
est aussi la conseillère principale de l’Association HeforShe mines Côte d’Ivoire, unique association
de ce type dans le monde qui a
pour mission de promouvoir la masculinité positive et de soutenir,
mettre en avant l’égalité des genres dans le secteur minier ivoirien. En
marraine de deux associations de femmes dans le secteur minier, d’Ity et de
Lafigué, elle souhaite les accompagner le plus loin possible, les aider à avoir
de solides carrières à tous les niveaux, à l’exemple des hommes dans le secteur
minier : « J’ai vraiment à cœur
de voir l’émergence de talents féminins dans le secteur minier
traditionnellement dominé par les hommes. C’est la raison pour laquelle, je me
suis impliquée fortement dans la création de Women in mining Côte d’Ivoire et la
vie de l’association Heforshe Mines Côte d’Ivoire cette association dont mles
membres sont principalement des hommes du secteur minier. Nous avons besoin que
les personnes qui prennent des décisions puissent adopter des politiques pour
favoriser l’emploi des femmes. Il faudrait aussi toucher la base et susciter
des vocations. »
La
force de faire
Elle tire sa force de faire dans les valeurs morales qui lui ont
été inculquées par ses parents. Rien n’est impossible, on peut tout obtenir à
force de travail, de persévérance et de résilience (si Dieu agrée bien
sûr). » Elle leur doit tant, ainsi qu’à son époux : « Je n’aurais pas été à ce niveau, si je
n’avais pas eu mon époux, ami, complice, soutien indéfectible, à mes côtés avec
nos deux filles qui me donnent une raison de me lever chaque matin et me
battre ».
Comme nombre de personnes à qui Dieu a donné en abondance,
Laeticia Gadegbeku-Ouattara a décidé de s’intéresser à d’autres femmes à
travers le tutorat. Elle suit et accompagne gracieusement plus
de vingt femmes professionnelles et entrepreneures au moyen de
programmes d’accélération de PMEs dont le Women’s
Investment Club Côte d’Ivoire (WIC) ou le African Women of the Future (AWF) de la fondation Sephis.
Elle a pour passion l’organisation d’évenement, elle a été la co-organisatrice Pour
dîner en blanc d’Abidjan pendant plusieurs années.
Un concept mondial qui tire son essence de la célébration d’Epicure. Un
évènement pour célébrer la vie mais aussi la
fraternité et le partage.